L'aéroport de Strasbourg Entzheim (code IATA : SXB) occupe une position symbolique unique dans l'aviation européenne. Il dessert la ville qui abrite le Parlement européen, le Conseil de l'Europe et la Cour européenne des droits de l'homme — et pourtant, c'est un aéroport régional compact qui traite moins de quatre millions de passagers par an, opérant dans l'ombre de ses voisins de Basel-Mulhouse (EAP) et de Francfort (FRA). Cette tension entre prestige institutionnel et échelle opérationnelle définit tout ce qui caractérise les vols à Strasbourg : les lignes sont essentiellement courtes et orientées affaires, la clientèle comprend une forte proportion de fonctionnaires européens et de lobbyistes, et la météo — façonnée par la topographie de la plaine rhénane — peut s'avérer décidément peu coopérative.
Si votre vol à Strasbourg Entzheim a subi un retard à l'arrivée de plus de trois heures, a été annulé sans préavis d'au moins 14 jours, ou si vous avez été refusé à l'embarquement en raison d'une surréservation, vous avez très probablement droit à jusqu'à 600 € par passager en vertu du règlement CE n° 261/2004. Ce guide vous explique précisément comment le règlement s'applique à SXB, ce que signifie le microclimat particulier de la vallée du Rhin pour votre demande, et pourquoi le délai de prescription français de cinq ans vous laisse plus de temps que vous ne le pensez pour récupérer ce qui vous est dû.




Comment fonctionne le règlement EU261 à Strasbourg Entzheim
Le règlement CE n° 261/2004 est directement applicable dans les 27 États membres de l'Union européenne. Strasbourg Entzheim étant situé en France — État membre de l'UE — chaque vol au départ de son terminal unique est couvert par le règlement, quelle que soit la nationalité de la compagnie aérienne. Air France, Lufthansa, easyJet, Transavia et tout transporteur saisonnier ou charter opérant depuis SXB doivent tous s'y conformer. Les trois types de perturbations ouvrant droit à indemnisation sont : les retards à l'arrivée à destination finale d'au moins trois heures, les annulations sans préavis de 14 jours, et les refus d'embarquement consécutifs à une surréservation ou à des décisions opérationnelles.
L'indemnisation est fixée à 250 € pour les vols inférieurs à 1 500 km, 400 € pour les vols entre 1 500 km et 3 500 km, et 600 € pour les vols supérieurs à 3 500 km. Ces montants sont par passager et n'ont aucun rapport avec le tarif payé.